Comment l’AVC in utéro est entré dans ma vie.

Chapitre1 : ma rencontre avec mon Pervers Narcissique

Je me sens aujourd’hui assez forte afin de mettre des mots sur ce qui a fait que ma fille qui a aujourd’hui plus de 10 ans existe et sur ce que nous avons pu vivre toutes les 2, afin de comprendre comment ma princesse et son handicap sont entrées dans ma vie et de partager mon histoire afin qu’elle puisse servir aux autres.

« Pervers narcissique », aujourd’hui, ce mot a tellement été utilise à tord et à travers que quelque part les vrais PN de haut vol qui font des victimes qui vont jusqu’au suicide où la mort d’une manière ou d’une autre, où s’en sortent avec plus où moins de séquelles, chacun en fera sa propre interprétation, ont gagné en force, car ils ont réussit à rentrer dans la « normalité », à force de guerre de divorces, où tous les coups sont permis, les JAF (juge aux affaires familiales) où JDE (juge des enfants), qui comme il est très difficile de prouver que la personne, il ou elle d’ailleurs, les 2 existent, est un PN (pervers narcissique étant un peu long à écrire je l’appellerait dorénavant PN), ont fini sans le vouloir par ne pas prendre les victimes au sérieux mais le piège est tellement bien monté que qui peut jeter la pierre à cette justice, et les PN ont finit par passer à travers les mailles du filet, que de plus en plus ils agissent aujourd’hui à mon sens en toute impunité. Donc que vous en rencontriez un dans votre vie privée, dans votre milieu amical ou professionnel, il est très difficile de se sortir de l’emprise d’une telle personne et dans tous les cas, vous en sortez de toutes façons rarement gagnant, vous y laisserez toujours des plumes alors que le ou la PN, rien est moins sûre.

Pourquoi je vous parle aujourd’hui de ce type d’individu ? Parce que ma fille est le fruit d’une relation de plusieurs années, 3 au totale, avec un PN. Ces personnes ont un trouble de la personnalité narcissique, ils ont une image dévalorisante de leur propre personne et ils se valorisent en s’appropriant les qualités qu’ils admirent et qu’ils envient de leur victime mais dont ils sont dépourvu et en détruisant les personnes une fois qu’ils/elles sont démasqué(e)s où si ils ont trouvé une meilleure proie. Il faut savoir que les PN ne choisissent jamais leur victime par hasard : ils repèrent leur victime, de part leur qualité humaine et leur fragilité. Quand j’ai rencontré le mien, je sortais d’un mariage d’une décennie, avec 2 enfants à charge, une séparation qui se passait plus ou moins bien, mais qui avançait …. Cela faisait des mois que j’étais célibataire, je ne travaillais pas à l’époque, nous avions fait le choix avec mon ex mari que je reste à la maison, car je n’avais pas fait des enfants pour qu’une nourrice les élèvent. J’avais mes 2 garçons à l’époque, de 8 et 3 ans. Nous étions séparés depuis plusieurs mois mais nous nous sommes séparés de corps début janvier. En septembre, j’ai repris mes études en L3 Informatique, où j’avais déjà un bac+2, mais n’ayant pas travaillé plusieurs années, je voulais faire une remise à niveau. Je ne cherchais pas forcément une relation, je n’en éprouvais pas le besoin, en tous cas pas un besoin vital. J’avais besoin d’air, je vivais bien, j’avais 35 ans, je m’occupais de mes enfants, j’allais aussi m’occuper de moi, mon avenir n’avait pas besoin d’un homme.

Et puis je l’ai rencontré, LUI, qui apparaît comme le prince charmant sur son beau cheval blanc, nous avions tout en commun, parent solo, moi avec mes 2, et lui avec 3 enfants d’un premier mariage dont il avait la garde de 2 sur les 3, et à l’époque j’avoue que je ne me suis pas tellement posé la question, il m’avait expliqué que si ils avaient enlevé tous les enfants à la mère, elle aurait pété un plomb et était déjà folle, et que donc les juges avaient préféré séparer les enfants et laisser la plus petite a sa maman , nous l’avions une partie du temps afin de maintenir un équilibre, mais nous avions quand même cette petite fille le week-end et le mercredi les 1, 3, et 5ème semaines du mois. Il avait également un bébé de 3 mois, dont la maman était décédée à la naissance (soit disant ..) et dont il était la seule figure parentale de par le fait. C’était un prof, donc travaillant des enfants, donc comment imaginer, qu’une telle personne était autre chose que la victime dont il se décrivait … Mais déjà, il brillait par le fait de se faire passer pour une « victime ». Et moi, victime de violences, maman dans l’âme, forcément, j’ai été touché par lui, qui gérait tout son petit monde avec une aisance et une facilité incroyable. J’allais à la faculté tous les jours, et il me faisait des surprises du genre de le voir arriver à 8h du matin devant mon amphi afin de me faire un bisou, nous avions vraiment, la même vision d’élever les enfants, les mêmes envies, vraiment une personne qui collait à mes valeurs profondes, mais à contre coup beaucoup trop, je ne parle pas d’une chanson, d’un film, d’un livre, là vraiment c’était profond, c’était mon clone, et j’avoue qu’une personne comme lui qui s’intéresse à nous c’est quelque chose d’extraordinaire, on se sent chanceux, l’élue, celle que tout le monde envie et tout le monde nous enviait, enfin c’est ce que je croyais, les gens nous regardaient, on sentait que cela parlait dans notre dos mais il me disait que c’était de la jalousie, et ses parents habitaient le même village et corroboraient sa version, des gens qui avaient eux aussi une très bonne situation, rien ne présumait que je n’ai aucune raison d’y croire. Donc et bien j’y ai cru … Nous habitions à une petite dizaine de kilomètres l’un de l’autre et très vite, trop vite, il a voulu que nous vivions ensemble. C’est vrai que la maison était faite pour accueillir tout le monde et quand on a 6 enfants à 2, ce n’est pas commun. Les vacances scolaires de Noël arrivaient, on avait des enfants du même âge, ils allaient se retrouver dans la même classe, ce serait plus facile, et puis comment laisser ce petit bout de chou de quelques mois dont finalement j’étais la seule figure maternelle … Donc 1 an à quelques jours près de ma séparation, je me trouvais dans une nouvelle aventure où je me suis sentie dans un tourbillon où la chance me souriait enfin.

Je vais clore ce premier chapitre ici, parce que je le trouve déjà relativement long, mais je ne sais pas vraiment faire court et honnêtement raconter cette histoire comme je l’ai vécu et planter le décor demande quand même des détails, où certainement beaucoup de personnes se reconnaitrons, et je me suis toujours dit qu’un jour je pourrais écrire un livre de toute ma vie (celle ci n’étant qu’une courte partie), et je pense qu’effectivement je pourrais, nous verrons bien combien de chapitres il me faudra pour raconter l’histoire de ma princesse et de son arrivée dans notre monde me prend mais toute ma vie incluse, peut-être que oui il y a matière …

A bientôt pour le chapitre 2

Maman décalée

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